Matérialisation et incarnation du grand récit du Québec moderne à Expo 67

Pauline Curien
Département d’anthropologie
Université Laval

Lorsque l’on souhaite cerner les effets d’Expo 67, on se heurte à un obstacle méthodologique qui est le suivant: comment distinguer, dans l’après-Expo, ce qui ressortit à l’Expo elle-même, dans sa singularité et sa totalité, et ce qui est une conséquence des années précédentes, simplement soulignée par l’Expo? En d’autres termes, comment isoler les facteurs causaux liés à l’exposition pour dessiner une belle chaîne de causalité bien nette entre un fait et ses conséquences?

Pour ma part, je ne me suis pas risquée à une telle enquête. J’ai plutôt compris la consigne de réfléchir aux effets de l’Expo en des termes d’immédiateté. Je n’évoquerai donc pas, ou très peu, l’après-Expo, mais bien le pendant-l’Expo, c’est-à-dire les effets de cet événement sur la construction identitaire au moment même de l’exposition, sur place. Quitte à risquer, pour conclure, des hypothèses sur les années qui ont suivi. Pour l’essentiel, je pense qu’Expo 67 a matérialisé le Grand Récit du Québec moderne et qu’à cette occasion, les visiteurs québécois ont intériorisé ce récit du Québec moderne au point de sentir qu’ils devenaient l’incarnation même du Québécois moderne. Nous verrons cela en trois temps: je ferai un bref rappel de ce qu’est ce Grand Récit, puis je décrirai la façon dont il s’est matérialisé dans le pavillon du Québec à l’Expo et enfin je raconterai comment les visiteurs québécois se sont sentis incarner le Québec moderne.

C’est l’historien Jocelyn Létourneau qui, voilà plus de quinze ans[1], a mis en évidence ce discours sur le Québec moderne, apparu au cours des années 1950, construit et véhiculé par l’intelligentsia de l’époque. Selon ce discours en émergence, le Canadien français est révolu et avec lui sa personnalité traditionnelle, cléricale et colonisée. Bienvenue au Québécois moderne, qui vit à l’ère nouvelle de la démocratie, de la modernité, du libéralisme, de la participation, de la planification, du développement, de l’aménagement, de l’affirmation du citoyen, du droit au bien-être et de la promotion collective. Le tout laïc, bien entendu. Ce grand Récit qui prend forme chez les élites ne cherche pas tant à éliminer l’identité précédente qu’à en rejeter les stigmates de «perdant». L’élite entreprend plutôt de fétichiser le Canadien français, de le folkloriser pour le désamorcer, le rendre inoffensif puisque chose du passé.

Cette technocratie, qui s’implante à partir des années 1950, s’efforce d’imposer ses représentations, lesquelles deviennent dominantes dans la décennie suivante et pour longtemps. Elle assimile sa propre ascension à l’histoire du Québec, démontrant ainsi «sa destinée historique comme médiatrice de l’accomplissement de la destinée de la collectivité québécoise»[2]. Le discours social qui se met en place «s’arroge le monopole de la représentation de la réalité et, ce faisant, contribue largement à faire la réalité… et l’histoire»[3].

Vous l’aurez compris, ce grand Récit parlait d’un nouveau Nous, donc d’une nouvelle identité nationale que l’élite souhaitait promouvoir. Or, qu’est-ce que l’identité nationale? Est-ce une réalité ou un mythe? A-t-elle valeur absolue ou relative? Évolue-t-elle dans l’espace et dans le temps? Est-elle collective ou individuelle?

Les auteurs ne s’attardent pas toujours à la définir et l’utilisent parfois comme synonyme des termes culture politique, nationalisme ou même nation. En fait, l’analyse montre que l’identité nationale est une représentation sociale. Il s’agit d’une sorte de savoir, souvent un peu flou, plus ou moins partagé, qui évolue dans le temps et dans l’espace, et qui peut faire l’objet de pouvoirs et donc de rivalités. Ce savoir particulier porte sur les caractéristiques de la communauté politique de référence, en l’occurrence le Québec; et ce savoir hiérarchise les diverses réalités que sont les épisodes historiques, la langue, les héros, les hauts lieux, les paysages typiques, les représentations officielles, les coutumes, les croyances, etc. Chaque individu peut construire son identité nationale selon son origine, son histoire et ses goûts. Un groupe d’individus peut en faire autant, a fortiori s’il est au pouvoir. À ce moment-là, il est bien placé pour imposer sa version à ses concitoyens, en douceur ou par la force. L’histoire est pleine d’exemples d’affirmations brutales de l’identité nationale, soit par ceux qui détiennent le pouvoir, soit par ceux qui le revendiquent. Par contraste, ce qui est remarquable dans le nouveau Grand Récit du Québec qui a pris corps à Expo 67, c’est qu’il verbalise une nouvelle identité nationale, qui s’installe en douceur, au vu et au su de tous, et dans un contexte de joie partagée.

Tout d’abord, le Grand Récit du Québec moderne s’est matérialisé dans le pavillon du Québec. Le pavillon se situait sur l’île Notre-Dame, entre le pavillon de la France et celui de l’Ontario. Construit sur une presqu’île, il symbolisait une entité très indépendante de ses voisins en général et du Canada en particulier. C’était une construction de verre et d’acier, en forme de cube légèrement pyramidal, qui réfléchissait la lumière le jour et devenait vitrine la nuit. Il est aujourd’hui annexé à l’ancien pavillon français devenu le casino de Montréal.

La visite commençait dans les ascenseurs par un spectacle kaléïdoscopique d’une minute. On y voyait, symbolisés dans des formes géométriques et accompagnés de musique, les éléments caractéristiques du milieu naturel québécois associés au cycle des saisons. À la sortie de l’ascenseur, une mezzanine surplombait l’exposition, ce qui permettait d’en prendre connaissance en quelques minutes. Le visiteur pouvait effectuer une visite en détail s’il rejoignait le rez-de-chaussée. Trois thèmes structuraient la présentation, sans pour autant être affichés comme tels: le Défi, le Combat et l’Élan.

Le Défi, que constituaient notamment l’espace et le climat, était symbolisé dans le spectacle à l’intérieur des ascenseurs. Le Combat montrait comment les hommes avaient apprivoisé l’eau, la forêt, le sol et le sous-sol et ce qu’ils avaient bâti: la ville et l’industrie. Enfin, L’Élan traçait une trajectoire depuis le Patrimoine — les origines, la langue, la religion et les arts traditionnels — jusqu’à l’an 2000, en passant par la métamorphose économique, l’apparition des néo-Québécois, les Canadiens français d’outre-frontières[4] et les aspirations sociales, économiques, politiques et culturelles du Québec.

Conformément à l’époque, la présentation était très design, épurée même, jouant sur des cubes blancs, agencés de diverses façons, soit comme présentoirs, soit comme éléments d’exposition plus ou moins colorés. Outre ces objets stylisés (une ville, une forêt par exemple), l’exposition se composait aussi de 13 films à déroulement continu, de 95 documents photographiques, d’animations lumineuses et mécaniques, de murales et, bien sûr, d’objets anciens ou contemporains, comme une ancre de bateau du XVIIIe siècle, un canot d’écorce, une roue de camion ou des blocs de minerai.

Ce portrait du Québec était plutôt abstrait, à tel point d’ailleurs que plusieurs visiteurs québécois ne s’y sont pas reconnus. La majeure partie de l’exposition (80 % de la surface environ) montrait le Combat d’un Québec industrieux, habité par les prouesses techniques du présent: l’hydroélectricité, la modernisation de la production agricole, la mécanisation du travail forestier, l’immensité des mines et leur variété, l’industrialisation qui touche à tous les secteurs, Montréal et ses chantiers, Montréal ville internationale. L’Élan, au centre du pavillon, soulignait plutôt les richesses humaines du Québec.

Il serait trop long de pousser plus loin la description. Ce qui est frappant à l’analyse, c’est que toute l’exposition contribuait à souligner que le Québec était une entité politique à part entière: nulle part il n’apparaissait comme une partie du Canada[5]. À l’image du pavillon érigé sur sa presqu’île, l’exposition elle-même présentait un Québec indépendant… oserais-je le dire, indépendant de fortune et d’appartenance. De plus, le Québec traditionnel, avec ses ravissants paysages, ses villages paisibles, ses paysans catholiques brillait par sa quasi absence, sans compter qu’il n’y avait pas de section culturelle ou artistique à proprement parler. L’exposition se voulait une œuvre d’art en elle-même, nul besoin donc, d’y prévoir une section à cette fin.

Il fallait beaucoup d’audace pour risquer un tel portrait. Ce pari a été rendu possible par action et par omission. Par action, grâce à une équipe décidée, sous la houlette du commissaire du pavillon, Jean Octeau, et particulièrement grâce au cabinet d’architectes (Papineau, Gérin-Lajoie, Leblanc et Durand) et au designer de l’exposition, Gustave Maeder. Cette équipe avait de très hautes ambitions pour «son» pavillon. Mais elle a bénéficié aussi d’une sorte d’omission: le jeune État québécois ne disposait pas d’un organisme habilité à prendre les rênes d’un tel projet. Aussi l’équipe a-t-elle eu les mains relativement libres pour faire valoir son point de vue. Cela n’a pas été sans quelques grincements toutefois du côté des Affaires culturelles ou chez des journalistes, lorsque la maquette a été rendue publique. Malgré tout, le jour de l’inauguration du pavillon, le premier ministre Daniel Johnson affirme:

Il serait triste, banal que le pavillon rallie l’unanimité. […] C’est le Québec de la jeunesse, le Québec aussi des parents qui ont su les comprendre. […] Laissons tomber nos complexes de masochisme et d’infériorité: le Québec a maintenant une porte ouverte sur le Canada et sur le monde. Daniel Johnson, cité par Jean-V. Dufresne, Le Devoir, 22 avril 1967.

Cela dit, les tenants d’un portrait plus respectueux du Canada et des traditions ont pu trouver tout de même quelque consolation dans le pavillon, grâce à un fascicule officiel, émanation de l’Office de la publicité et de l’information. Intitulé Connaissance du Québec 67, cet ouvrage de 80 pages s’apparentait à un manuel en ce qu’il brossait un portrait encyclopédique et illustré du Québec contemporain. Les structures politiques faisaient l’objet d’une section propre, et l’appartenance au Canada y était explicite. On abordait aussi l’histoire, de façon bien circonscrite, au tout début, ainsi que les arts et la culture.

En somme, la rectitude politique était au rendez-vous dans le fascicule officiel, alors que le pavillon, de son côté, empruntait plutôt la voie de la provocation pacifique. Les sources que j’ai consultées n’indiquaient pas si le fascicule s’est bien vendu, de sorte que l’on ne peut pas évaluer, même vaguement, ses éventuelles répercussions. D’après un communiqué officiel, le pavillon a reçu pour sa part 3,6 millions de visiteurs, parmi lesquels 22 chefs d’État et 21 représentants de chefs d’État. Parmi eux figuraient Élisabeth II, le prince Albert de Belgique, le prince Takamatsu du Japon, le Prince Rainier et le général De Gaulle. La nouvelle identité du Québec moderne et émancipé a donc été abondamment vue et diffusée. En ce sens, les responsables de l’exposition sur le Québec ont participé à l’avènement du Grand Récit du Québec moderne, qui a nourri les années 1960 et 1970.

Mais ce n’est pas tout, et j’en arrive à mon troisième point. Ce Grand Récit a aussi pris chair dans les visiteurs québécois d’Expo 67[6]. L’exposition universelle a reçu 50 millions de visites. Sur ce nombre, beaucoup de Québécois, surtout montréalais, sont venus tout l’été. Peut-on dire qu’il y eut 5 millions de visiteurs en tout? 10 millions? Peu importe au fond, et il serait vain de creuser davantage, car lorsque l’on fait témoigner ces visiteurs, on constate que la moindre visite fut d’une rare intensité, et cela ne se mesure pas. Que s’est-il passé en effet à l’Expo?

Il semble que les visiteurs de tous les horizons aient été enchantés. Pourtant, les visiteurs québécois arrivaient là dans un contexte singulier. Ils se distinguaient des visiteurs canadiens ou étrangers, en ce qu’ils venaient de vivre les six années «lumières» de la Révolution tranquille. Pour beaucoup d’entre eux, les transformations institutionnelles restaient abstraites et lointaines, l’affaire des élites. Mais d’un autre côté, ils entendaient depuis plusieurs années le gouvernement et la Compagnie de l’Exposition qui s’évertuaient à susciter la curiosité pour l’événement on ne peut plus concret. Ils avaient eu droit aussi aux inquiétudes des détracteurs de l’Expo, à cause de l’énormité des coûts de ces travaux qui, il faut bien le dire, étaient pharaoniques… du jamais vu en temps de paix. L’atmosphère était donc à l’interrogation.

Plus globalement, le contexte international était lui aussi exceptionnel: malgré la Guerre froide et malgré la Guerre des six jours cet été-là, on vivait une période de paix. Les colonies étaient indépendantes depuis peu, l’Occident débordait d’enfants, la croissance galopait. Bref, une page se tournait, c’était vraiment un temps nouveau, comme l’écrira Stéphane Venne en 1970. Et puisqu’on était encore aux débuts de l’ère télévisuelle, quelqu’un qui franchissait le portillon de l’Expo entrait dans un univers en grande partie inconnu.

L’inconnu est souvent synonyme de danger, réel ou imaginaire. Mais cet été-là, le microcosme de l’Expo s’affichait non seulement comme inoffensif mais aussi comme remarquable et mémorable. Il s’agissait d’une mise en scène grandiose dans laquelle tous les acteurs façonnaient leur rôle sous leur jour le plus avantageux… même l’URSS et Cuba!

Dans ce contexte extraordinaire, à la fois international et pacifique, les frontières habituelles ont disparu. On peut faire connaissance avec tout le monde, puisque tout le monde est digne de confiance, tout le monde est intéressant. Dès lors, les visiteurs québécois voient leurs références habituelles remises en question et de nouvelles références apparaître. Le processus est simple: ils s’intéressent davantage aux présentations étrangères, à ce qui leur semble exotique, qu’à ceux du Québec et du Canada. Ce faisant, les critères d’esthétique, de réussite matérielle, de qualités humaines sont bouleversés. Il va de soi de trouver sympathiques un anglophone de l’Ouest ou une Japonaise, intéressants un Congolais ou une Vénézuelienne. Au contact des pavillons et dans les files d’attente, chacun expérimente une série de satisfactions ou d’étonnements, qui viennent construire une nouvelle réalité.

C’est ainsi que, petit à petit, les visiteurs québécois sont amenés à redéfinir le Nous dans des termes qui recourent à ces nouvelles références. Il se produit ce que l’on appelle une appropriation symbolique, c’est-à-dire que l’on fait siennes les réalités extérieures. Les visiteurs québécois ont sous les yeux la «preuve» que le Québec est capable de grandes choses et qu’ils font partie d’une remarquable communauté, au même titre que les autres qui se trouvent exposées. Il va sans dire qu’ils adhèrent à cette nouvelle réalité, choisissant allègrement ce «nouveau Québec», tellement avenant et moderne que le monde entier vient y parader. Notons que d’autres visiteurs ont très bien pu, eux aussi, expérimenter une appropriation symbolique, par exemple les visiteurs canadiens qui ont été immensément fiers de leur pays. Mais ce qui est piquant dans le cas des visiteurs québécois, c’est le dévoiement qui s’opère: ils attribuent au Québec les prouesses de l’Expo, alors que celle-ci, rappelons-le, était pour moitié financée par le gouvernement fédéral, et qu’elle était censée célébrer le centenaire de la confédération.

Au terme de cette appropriation symbolique, les visiteurs québécois intériorisent ces extraordinaires qualités d’ingénierie, d’esthétique, d’originalité, de détermination, de civilité, qui ont pris corps sous leurs yeux. Maintenant, ils peuvent apprécier, concrètement, qu’ils sont «quelqu’un». Cet euphémisme veut dire beaucoup: «on a vraiment de la personnalité», «on est capables de grandes choses», et même, «on est nettement mieux qu’on ne croyait». En définitive, les visiteurs québécois ont pu apprécier le «génie» de leur Nous de référence.

Ce nouveau regard qu’ils portent sur eux se double du regard des Autres, venus de l’extérieur, regard admiratif, il va sans dire. Cette reconnaissance des autres est valorisante, sinon pour soi individuellement, du moins à titre de membre de la communauté. Les visiteurs québécois peuvent ainsi passer symboliquement d’individus d’une entité politique quelconque, un peuple, à l’état de membres d’une entité politique devenue notoire, une nation.

Pour paraphraser les termes de Renan, une sorte de plébiscite a eu lieu tous les jours pendant les six mois de l’Expo, clarifiant les contours d’une nouvelle identité nationale. De proche en proche, les façonnements individuels du nouveau récit identitaire ont été dits, écrits, diffusés, partagés, pour devenir une nouvelle vérité collective.

Aujourd’hui, lorsque les témoins racontent leur été à l’Expo, ils y voient tous un moment charnière, après lequel leur vision d’eux-mêmes et du Québec ne fut plus la même. Leurs goûts pour les arts, la gastronomie, les étrangers, et même pour le fleuve ont changé. Pour certains, c’est aussi l’allégeance politique qui s’est modifiée à cette occasion. On peut donc affirmer sans craindre de se tromper que l’exposition universelle de Montréal a marqué un tournant dans le récit identitaire des visiteurs québécois de l’Expo.

Comme je l’expliquais plus tôt, je n’ai pas étudié de près les effets à long terme de l’Expo. Pour conclure, je me contenterai donc de trois remarques. Une remarque de modestie d’abord: il n’y a rien de très original à souligner qu’une exposition universelle a soulevé l’enthousiasme; ce qui est fascinant ici, c’est vraiment l’acuité avec laquelle les concepteurs du pavillon et les visiteurs québécois ont saisi l’occasion d’utiliser l’Expo à leur guise, au point d’en détourner le but premier. Une remarque en forme de question intrigante ensuite: les décharges émotives qui se sont produites à l’Expo pourraient-elles avoir coupé l’herbe sous le pied des révolutions de mai 68 au Québec? La contestation ici s’est déroulée sur un mode beaucoup plus calme qu’en Europe. Cela reste à creuser. Une remarque sympathique pour finir: il n’est pas nécessaire de faire une démonstration scientifique pour attester que, des décennies plus tard, les vétérans de l’Expo restent complices, par-delà les allégeances partisanes. Tous les pays ne peuvent pas se vanter d’avoir connu un tel événement rassembleur. De ce point de vue, l’Expo fut sans doute un privilège.



[1]. Létourneau J., 1992, «Le “Québec moderne” un chapitre du grand récit collectif des Québécois», Revue française de science politique, vol. 42, no. 5, p. 765-785.

[2]. Ibid., p. 769

[3]. Ibid., p. 770

[4]. Il s’agit des francophones de l’Ontario, du Manitoba, etc. Rappelons qu’à cette époque, le terme Québécois ne s’était pas encore imposé dans la société, ni celui de francophone hors Québec.

[5]. Notons aussi de quasi absents, le peuple inuit et les Amérindiens de la province.

[6]. Mon travail a porté exclusivement sur les visiteurs originaires du Québec. Pour plus de détails, voir Curien P., 2003, L’identité nationale exposée. Représentations du Québec à l’exposition universelle de Montréal 1967 (Expo 67).